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Ce que l’on rêve peut-être

Publié le

Je ne me souviens jamais trop de ce que je rêve.

Peut-être que je le sais bien mais que je referme de suite dessus le couvercle.

Les gens qui te racontent leur rêve, j’ai toujours l’impression qu’ils brodent, qu’ils ont à peine rêvé le quart et puis qu’ils en font une histoire.

Parfois ce doit être des cauchemars, ça laisse un drôle de goût au réveil. On est un peu secoué mais sans trop savoir de quoi il retournait.

Dans le film Amour de Haneke, il y a une scène de cauchemar, une de ces scènes réelles qui se révèlent vite être cauchemars, qui m’a terrifié. Qui m’a retourné. Qui me poursuivait encore ce matin au réveil. Comme si Haneke avait, qui sait, dans ces quelques minutes là, matérialisé l’idée même du cauchemar. Sa  quintessence. Peut-être est-ce celui là, qui sait,  le cauchemar régulier, absolu, que depuis toujours je fais ?

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À propos de Emmanuel Darley

Né en 1963. Études courtes de cinéma puis vie professionnelle. Libraire quelques années (Autrement Dit, Paris ; Tschann, Paris ; Ombres Blanches ; Toulouse). Anime depuis 1999 des ateliers d'écriture. Écoles primaires, collèges, lycées, prisons de façon régulière et d'autres par ci par là. A publié à ce jour quatre romans : Des Petits Garçons, Un Gâchis, Un des Malheurs et enfin Le Bonheur. Écrit surtout pour le Théâtre. Nombreuses pièces éditées, jouées, traduites. Projet de création - première mise en scène - de sa pièce Polyptique EP.

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